DCG · UE 6 · Cours rédigé · première version

Construire un diagnostic financier et extra-financier

Couverture de l’UE : Les 19 rubriques du sommaire disposent désormais d’un cours en première version. La profondeur reste variable : des développements et cas supplémentaires sont encore nécessaires, notamment sur les retraitements détaillés, les critères globaux et les financements complexes. Cette version ne constitue pas encore une validation exhaustive des 150 heures indicatives du référentiel.

Objectif : Relier les documents, les comparaisons et les recommandations.

Comprendre avant de calculer

Un diagnostic répond à une question de gestion : l’entreprise peut-elle financer sa croissance, rembourser sa dette ou supporter une baisse d’activité ? Le destinataire compte. Le dirigeant, le prêteur et l’associé utilisent les mêmes documents, mais ne recherchent pas exactement les mêmes informations.

Le bilan décrit des stocks à une date ; le compte de résultat explique une performance sur une période ; l’annexe précise les méthodes et les éléments nécessaires à leur compréhension. Une hausse de bénéfice ne garantit pas une hausse de banque. Une entreprise peut vendre à crédit, investir ou rembourser des emprunts tout en étant bénéficiaire.

Une démarche en six étapes

  1. Définir le besoin du destinataire et l’horizon.
  2. Identifier activité, saisonnalité, modèle économique et événements particuliers.
  3. Contrôler la qualité et la comparabilité des données.
  4. Analyser activité, rentabilité, structure et flux.
  5. Relier les constats financiers aux facteurs économiques et ESG pertinents.
  6. Rédiger une conclusion hiérarchisée avec actions et limites.

Comparer correctement

Une comparaison temporelle exige des durées d’exercice et des périmètres comparables. Une comparaison sectorielle doit tenir compte du modèle économique et de la taille. Un ratio isolé ne permet pas de conclure : un niveau de stock élevé peut être saisonnier ou résulter d’un ralentissement des ventes.

Cas guidé

Le chiffre d’affaires augmente de 10 %, les créances de 35 % et la banque diminue. On peut formuler l’hypothèse d’une croissance consommant de la trésorerie, mais pas affirmer immédiatement que les clients paient mal. Il faut examiner les délais, les dates de facturation, les encaissements postérieurs et la concentration du portefeuille.

Rédiger une conclusion

Commencez par le constat chiffré, exposez le mécanisme plausible, puis proposez une vérification ou une action. Distinguez ce qui est établi, ce qui est supposé et ce qui manque. « La société va mal » ne constitue pas un diagnostic exploitable.

Exercice

Les ventes progressent de 100 à 120, les créances de 20 à 36. Calculez les deux variations et proposez une vérification.

Afficher le corrigé expliqué

Les ventes augmentent de 20 % et les créances de 80 %. Les créances évoluent plus vite, ce qui appelle une analyse des délais et de la composition des factures. La seule photographie de clôture ne prouve pas un défaut de paiement.

Question de validation

Une hausse du bénéfice garantit-elle une hausse de banque ?

  1. Oui, toujours
  2. Non, les flux et le résultat peuvent diverger
  3. Seulement si le bilan est équilibré
Vérifier la réponse

Réponse B : Non, les flux et le résultat peuvent diverger

Investissements, délais de règlement et financements peuvent dissocier bénéfice et trésorerie.

Référentiel

Annexe officielle DCG · Bulletin officiel

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