Comparer les flux, pas seulement les taux affichés
Le taux nominal ne résume pas le coût d’un financement lorsque frais, primes ou calendrier modifient les montants effectivement reçus et versés. Le coût actuariel est le taux qui égalise les fonds nets reçus et les décaissements futurs actualisés. La fiscalité doit être traitée selon les hypothèses données, avec les dates pertinentes.
Trois profils d’emprunt
Avec amortissement constant, le capital remboursé chaque période est constant et les intérêts baissent avec la dette restante. Avec annuité constante, la charge d’intérêts baisse tandis que le capital remboursé augmente. Dans un emprunt in fine, le capital est remboursé à l’échéance finale et les intérêts sont payés selon le contrat.
Pour un capital C, un taux périodique i et n annuités constantes de fin de période : A = C × i / [1 − (1+i)−n]. Le tableau distingue dette initiale, intérêt, remboursement du capital et dette finale. Le remboursement de capital n’est pas une charge.
Coût des fonds propres
Le MEDAF exprime une rentabilité requise : Ke = rf + β × (Rm − rf). Avec rf 2 %, rendement de marché 7 % et bêta 1,2, Ke = 8 %. Le bêta pondère le risque de marché dans ce modèle ; la formule n’est pas une garantie de rendement.
Pour une action valorisée par dividendes constants, Ke = dividende / prix, dans le modèle perpétuel simple. Avec croissance constante g, Ke = dividende attendu à un an / prix + g, sous les hypothèses du modèle et avec Ke supérieur à g.
CMPC
CMPC = Ke × E/(D+E) + Kd × (1−t) × D/(D+E), dans le modèle où l’avantage fiscal est applicable. Utilisez les valeurs et hypothèses du dossier. Avec E 600, D 400, Ke 8 %, Kd 4 % et un taux fiscal hypothétique de 25 %, CMPC = 4,8 % + 1,2 % = 6 %.
Un coût réel différent du nominal
Un prêt d’un an verse 9 800 € nets après frais et exige 10 500 € au remboursement. Son coût sur l’année est 10 500 / 9 800 − 1 = 7,14 %, avant incidence fiscale. Il ne suffit pas d’utiliser un taux calculé sur le nominal contractuel.
Le crédit-bail doit être comparé sur ses flux complets, y compris l’option éventuelle et les effets fiscaux donnés. Une dette accrue peut modifier le risque et les coûts exigés : un CMPC ne reste pas forcément constant pour toute structure de financement.