Déterminer ce qui est réellement disponible
Un excédent apparent peut être nécessaire pour des salaires, un impôt ou un investissement à venir. La première étape consiste à définir montant, horizon et réserve de sécurité. Une ressource nécessaire dans un mois ne se traite pas comme un excédent durable.
Comparer les caractéristiques
Un compte à terme comporte une échéance et des conditions de rémunération et de sortie. Des placements via organismes collectifs ou titres de créance ont leurs propres risques, frais et modalités de liquidité. Il faut lire la documentation pour connaître la possibilité et le coût d’un retrait ainsi que l’existence ou non d’une garantie contractuelle. Aucun rendement n’est supposé garanti par la seule catégorie du produit.
Rendement prévisionnel et coût
Pour un calcul hypothétique à intérêt simple, 30 000 € à 3 % sur 90 jours, base 360, donnent 225 € avant frais et fiscalité. Des frais de 45 € ramènent le produit net avant impôt à 180 €. Ce calcul ne remplace pas l’analyse de disponibilité et du risque.
Espérance et dispersion
Dans un exercice à scénarios, l’espérance de rendement vaut somme des probabilités × rendements. La variance est la somme des probabilités × écarts au rendement moyen au carré ; l’écart-type en est la racine. Avec deux scénarios équiprobables de −2 % et +6 %, l’espérance est de 2 % et l’écart-type de 4 points de pourcentage. L’espérance ne prédit pas le rendement qui sera effectivement obtenu.
Diversifier avec mesure
La diversification peut réduire une partie des risques spécifiques lorsque les expositions ne réagissent pas de façon identique. Elle ne supprime pas le risque de marché. Le programme 2027 demande d’en comprendre l’intérêt sans exiger le calcul du risque d’un portefeuille de titres.
À l’examen, la recommandation doit partir de l’horizon et des contraintes, puis confronter rendement, risque, frais et liquidité. Le placement au taux le plus élevé n’est pas automatiquement le choix adapté au besoin.