DCG · UE 6 · Cours rédigé · première version

Analyser l’activité, les SIG et la CAF

Couverture de l’UE : Les 19 rubriques du sommaire disposent désormais d’un cours en première version. La profondeur reste variable : des développements et cas supplémentaires sont encore nécessaires, notamment sur les retraitements détaillés, les critères globaux et les financements complexes. Cette version ne constitue pas encore une validation exhaustive des 150 heures indicatives du référentiel.

Objectif : Passer du chiffre d’affaires à la ressource potentielle générée.

Du volume d’affaires à la marge

Le chiffre d’affaires mesure les ventes ; il ne mesure ni la richesse créée ni le résultat. Pour une activité commerciale, la marge commerciale est la différence entre ventes de marchandises et coût d’achat des marchandises vendues. Celui-ci tient compte des stocks : stock initial + achats − stock final, dans un modèle sans autres ajustements.

Pour une activité de production, la production de l’exercice comprend les éléments vendus, stockés et immobilisés selon les règles applicables. Il faut analyser les composantes : une production stockée croissante peut refléter une constitution de stock plutôt qu’une vente effective.

Lire les principaux paliers

La valeur ajoutée se construit à partir de la marge commerciale et de la production, diminuées des consommations externes. L’EBE isole un excédent avant les charges et produits d’exploitation situés après ce palier. Dans un cas simplifié : VA + subventions d’exploitation − impôts et taxes d’exploitation − charges de personnel. Les dotations aux amortissements ne diminuent pas ce palier.

Les SIG doivent être calculés avec la trame et les règles de classement du dossier. Les retraitements demandés, notamment personnel intérimaire, crédit-bail et participation, cherchent à rendre les comparaisons cohérentes. Ne mélangez pas un ratio retraité et un dénominateur non retraité. Le calcul détaillé de ces retraitements doit suivre les informations fournies.

La capacité d’autofinancement

La CAF représente une ressource potentielle générée par l’activité, distincte de l’encaissement effectif. Par méthode additive, on part du résultat net et on neutralise les éléments calculés et les opérations de cession concernés : les dotations augmentent la CAF, les reprises la diminuent ; on neutralise aussi le résultat de cession selon les données du cas. La méthode soustractive part de l’EBE et retient les autres produits encaissables et charges décaissables pertinents.

Exemple

Résultat net : 18 ; dotations : 12 ; reprises : 3 ; valeur nette comptable d’un actif cédé : 4 ; produit de cession : 7. Sans autre élément à retraiter, CAF = 18 + 12 − 3 + 4 − 7 = 24. Cela ne signifie pas que la banque augmente de 24 : variation du BFR, investissements, dividendes et financements interviennent ensuite.

Exercice

Résultat net 25, dotations 15, reprises 2, aucune cession ni autre correction. Calculez la CAF. Puis expliquez pourquoi elle peut dépasser le flux de trésorerie d’activité.

Afficher le corrigé expliqué

CAF = 25 + 15 − 2 = 38. Une augmentation du BFR peut absorber une partie de cette ressource potentielle : les ventes comptabilisées ne sont pas nécessairement encaissées.

Question de validation

Une dotation aux amortissements, dans la méthode additive simplifiée de CAF…

  1. Est ajoutée au résultat
  2. Est déduite une seconde fois
  3. Est un emprunt
Vérifier la réponse

Réponse A : Est ajoutée au résultat

La dotation a réduit le résultat sans constituer à elle seule un décaissement de l’exercice.

Référentiel

Annexe officielle DCG · Bulletin officiel

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