Trois lectures complémentaires
Une marge rapporte un résultat à une activité, par exemple résultat d’exploitation / chiffre d’affaires. Une rentabilité rapporte un résultat aux capitaux engagés pour l’obtenir. Il faut toujours expliciter le numérateur et le dénominateur : les conventions peuvent varier selon le dossier.
Dans notre modèle avant impôt, la rentabilité économique vaut résultat économique / capitaux économiques. La rentabilité financière vaut résultat revenant aux associés / capitaux propres. L’endettement peut amplifier cette dernière, mais augmente les engagements et le risque.
Seuil et risque d’exploitation
Marge sur coût variable = chiffre d’affaires − charges variables. Taux de marge sur coût variable = marge / chiffre d’affaires. Le seuil de rentabilité en valeur est charges fixes / taux de marge. La marge de sécurité est chiffre d’affaires − seuil ; l’indice de sécurité rapporte cette marge au chiffre d’affaires. Le point mort traduit un volume de ventes en durée, uniquement avec une hypothèse de répartition de l’activité clairement donnée.
Effet de levier simplifié
Sans fiscalité, avec dette D, fonds propres E et taux d’intérêt i, la relation est Rf = Re + (Re − i) × D/E. Si Re = 10 %, i = 4 % et D/E = 1, Rf = 16 %. Si Re tombe à 2 %, Rf devient 0 %. La dette amplifie aussi les effets défavorables.
Solvabilité et liquidité
La solvabilité concerne la capacité à faire face aux engagements ; la liquidité examine notamment les échéances proches et les actifs mobilisables. Des actifs importants mais difficiles à vendre ne garantissent pas le paiement immédiat d’une facture. Les ratios de liquidité générale, réduite et immédiate doivent utiliser des postes et échéances cohérents.
Application
Avec CA 200, charges variables 120 et charges fixes 60, la marge variable vaut 80 et son taux 40 %. Le seuil est 150, la marge de sécurité 50 et l’indice de sécurité 25 %. La conclusion doit aussi tenir compte des capacités et des hypothèses de stabilité du modèle.