La logique des cycles
Le bilan fonctionnel classe emplois et ressources selon les cycles d’investissement, de financement et d’exploitation. Il ne s’agit pas de recopier sans analyse le bilan comptable. Les postes sont retraités selon les règles du dossier, notamment pour rétablir une lecture homogène des actifs et de leur financement.
Dans l’approche usuelle, les emplois stables sont retenus en valeurs brutes et les amortissements et dépréciations sont ajoutés aux ressources stables. Le financement de crédit-bail peut être réintégré dans les emplois stables avec une contrepartie ventilée entre amortissement économique et dette résiduelle selon les données du cas. L’objectif est la comparabilité économique ; il faut éviter de compter deux fois une même ressource.
Les trois agrégats
- FRNG = ressources stables − emplois stables.
- BFR = actifs circulants hors trésorerie − dettes circulantes hors trésorerie, avec séparation exploitation/hors exploitation selon le dossier.
- Trésorerie nette = trésorerie active − trésorerie passive = FRNG − BFR.
Exemple guidé
Ressources stables 180 ; emplois stables 140 ; actifs circulants hors trésorerie 95 ; dettes circulantes hors trésorerie 65. FRNG = 40, BFR = 30, trésorerie nette = 10. Si le BFR atteint ensuite 55 à FRNG inchangé, la trésorerie nette devient −15.
Interpréter plutôt que juger automatiquement
Un FRNG positif signifie qu’une partie des ressources durables finance le cycle courant. Il ne garantit pas une trésorerie positive : tout dépend du BFR. Un BFR négatif peut constituer une caractéristique du modèle économique, notamment lorsque l’entreprise encaisse avant de payer ses fournisseurs.
La comparaison temporelle doit expliquer les causes : investissement, distribution, dette, hausse de stock ou délai client. Pour la session 2027, les effets escomptés non échus ne sont pas à traiter dans le bilan fonctionnel selon la limite précisée par le BO.