Le remboursement n’est pas intégralement une charge
Au versement d’un emprunt, l’entreprise reçoit de la trésorerie et constate une dette. Lorsqu’elle verse une échéance, il faut séparer la part qui rembourse le capital de celle qui rémunère le financement. Le tableau d’amortissement fourni par le prêteur permet de retrouver cette ventilation.
Supposons une échéance de 1 100 €, composée de 1 000 € de capital et de 100 € d’intérêts. On débite la dette d’emprunt pour 1 000 €, on débite les charges d’intérêts pour 100 € et on crédite Banque pour 1 100 €. La dette diminue de 1 000 €, pas de 1 100 €. Le résultat diminue de 100 €, sans tenir compte ici de la fiscalité.
Contrôler le capital restant dû
Avec une dette initiale de 12 000 €, le capital restant dû après cette échéance est de 11 000 €. On le rapproche du tableau du prêteur. Les frais, l’assurance, les intérêts courus et les remboursements anticipés sont exclus du cas : ils doivent être identifiés séparément lorsqu’ils existent.
Piège fréquent
Passer toute l’échéance en charge réduit artificiellement le résultat et laisse une dette trop élevée. Passer toute l’échéance en diminution de dette omet la charge d’intérêt et minore la dette restante. La justification du montant compte autant que l’équilibre de l’écriture.